Linux
GNU/Linux est un système d'exploitation (Operating System).
à l'instar de MS-Windows ou d'Apple Mac OS.
Mais contrairement à eux, GNU/Linux est gratuit et libre
:
Ses sources, permettant de le modifier, sont libres, sans
propriétaire.
GNU/Linux est un projet d'ambition sociale.
Il est le fruit d'une collaboration mondiale qui cherche à
fournir aux utilisateurs
de PC un système gratuit et libre .Laissez moi vous
présenter rapidement le monde Linux,
vous verrez par la suite quels sont ses avantages.

Pour l'utilisateur final, GNU/Linux se présente
sous la forme d'une distribution Linux,
commerciale ou non, c'est-à-dire d'une solution
prête à être installée
comprenant une sélection complète et
cohérente de logiciels, des programmes d'installation et
d'administration de l'ordinateur, ainsi qu'un mécanisme
facilitant l'installation et la mise à jour des logiciels.
Linux est aujourd'hui utilisé sur de nombreuses
plate-formes, du plus puissant superordinateur aux systèmes
embarqués tels que téléphone portable,
assistant personnel, modems Freebox, Livebox, lecteur vidéo
DivX, etc., en passant par les ordinateurs personnels, PC et Mac, sur
lesquels il peut être installé seul ou en
parallèle avec Microsoft Windows ou Mac OS. Linux s'est
d'abord imposé dans le domaine des serveurs informatiques
grâce à des logiciels tels que le serveur web
Apache ou le serveur de fichier Samba qui permet de partager des
fichiers avec un réseau d'ordinateurs sous Microsoft
Windows. Il a également atteint depuis peu une certaine
maturité sur le poste de travail grâce aux
interfaces conviviales que représentent GNOME et KDE ainsi
qu'aux succès de logiciels comme la suite bureautique
OpenOffice.org ou le navigateur internet Mozilla Firefox.
La mascotte de Linux est un manchot qui a pour nom Tux.
Diffusion de Linux
Les logiciels du projet GNU et le noyau Linux forment ainsi la base
d'un système d'exploitation qui, depuis lors, fut
complété par les apports de nombreuses
communautés du logiciel libre.
Parmi les étapes
marquantes, on se doit de citer :
le lancement en octobre 1996 par Matthias Ettrich de l'environnement
graphique KDE puis en août 1997 par Miguel de Icaza de son
concurrent GNOME,
les deux étant basés sur le
système de fenêtrage X11 issu des travaux du MIT.
Dans l'iceberg qu'est un système d'exploitation grand public
basé sur le noyau Linux,
GNOME et KDE en forment la partie
émergée, en contact direct avec l'utilisateur.
la libération du code source du navigateur Netscape le 31
mars 1998,
qui lance le projet Mozilla qui accouchera en 2004 du
navigateur populaire Mozilla Firefox.
la libération de StarOffice par Sun Microsystems qui fonde
en juin 2000
la suite bureautique libre OpenOffice.org, un
évènement majeur pour la bureautique libre.
Linux est aujourd'hui utilisé dans de nombreux domaines, des
systèmes embarqués aux superordinateurs en
passant par les serveurs avec notamment le très populaire
LAMP.
Sa part de marché sur les postes clients est faible,
les diverses estimations étant comprises en
général entre 0,3 % et plus de 3 % en fonction
des méthodes de relevé et de calcul.
Ce chiffre
est en réalité difficilement estimable, car d'une
part, de nombreux navigateurs Web modifient leur identité
par défaut (ou à la demande de l'utilisateur)
afin de ne pas être gênés par les sites
Web bloquant les navigateurs autres qu'« Internet Explorer
tournant sur Microsoft Windows », et d'autre part, il est
fréquent qu'un utilisateur Linux configure son
système de manière à ce qu'il ne
communique pas ces informations, car elles pourraient permettre de
faciliter la recherche de failles éventuelles par un pirate.
Philosophie
La principale originalité de Linux par rapport à
d'autres systèmes d'exploitation concurrents
comme Microsoft
Windows, Mac OS, ou les autres UNIX propriétaires est
d'être constitué d'un noyau libre et de logiciels
libres.
Un logiciel libre n'est pas nécessairement un logiciel
gratuit, et inversement tout logiciel non-commercial n'est pas
forcément libre. Ce ne sont pas non plus des logiciels
libres de droits :
c'est en vertu de leurs droits d'auteurs que les
contributeurs d'un logiciel libre
accordent les quatre
libertés, à savoir:
-
d'utiliser le logiciel sans restriction.
-
d'étudier le logiciel.
-
de le modifier pour l'adapter à ses besoins.
-
de le redistribuer sous certaines conditions précises.
Certaines licences sont basées sur le principe de copyleft,
c'est-à-dire de réciprocité :
une
œuvre dérivée d'un logiciel sous
copyleft doit à son tour être libre.
C'est le cas
de la licence libre la plus utilisée, à commencer
par le noyau Linux lui-même :
la licence GNU GPL
écrite par Richard Stallman.
L'ouverture du code source, l'un des quatre critères
correspondant à la notion de logiciel libre,
a des avantages
théorisés entre autres par Eric Raymond en
matière de correction rapide des bogues qui sont la plaie de
l'informatique, et notamment la correction des failles de
sécurité.
C'est le refus du principe de
sécurité par l'obscurité.
D'un point de vue idéologique, le logiciel libre correspond
à une défense des libertés
individuelles à l'heure de la société
de l'information.
Du point de vue des gouvernants, il peut correspondre à une
volonté de souveraineté
ou plus
précisément d'indépendance
technologique. D'un point de vue plus pratique,
l'utilisation de
logiciels libres simplifie radicalement la mise en
conformité en matières de licences
(la GPL
n'impose par exemple aucune contrainte en cas de non-rediffusion du
logiciel),
ouvre la voie à une implication de l'industrie
locale,
et permet d'être maître de ses choix
puisqu'on peut influer à tous les niveaux.
En d'autres
termes, le logiciel libre permet d'être maître de
son infrastructure technologique.